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Ecrire sans avoir « le don de l’écriture »

Nous passons notre vie à consommer des fictions, mais face à une page blanche, le vertige nous saisit et la panne nous guette. Et si le problème n’était pas notre manque de talent, mais tout simplement notre absence de méthode ? À une semaine de sa sortie en librairie, nous vous dévoilons les grands axes de Comment écrire une bonne histoire. Un manuel d’un genre nouveau en France, qui dynamite le mythe tenace de l’auteur solitaire pour nous réconcilier avec l’ingénierie narrative.

La scène est universelle : vous avez une idée brillante. Sous la douche ou dans les transports, l’intrigue vous semble évidente, révolutionnaire. Vous rentrez, vous ouvrez un fichier texte, vous rédigez le premier chapitre avec fougue. Puis vient le chapitre 2. Et au chapitre 3, la mécanique s’enraye. Les personnages sonnent faux, l’action patine, l’ennui s’installe. Le couperet tombe, cruel et définitif : « Je n’ai pas le don. »

C’est contre ce fatalisme, profondément ancré dans notre culture littéraire française, qu’a été pensé Comment écrire une bonne histoire. L’ouvrage part d’un constat implacable, posé dès son introduction :

« Nous dévorons des histoires du soir au matin, nous sommes insatiables, et hyper exigeants (et souvent, il faut le dire, ingrats), alors que nous sommes souvent incapables de raconter une anecdote sans qu’elle tombe complètement à plat. »

Pourquoi cette asymétrie entre notre appétit de lecteur et notre paralysie d’auteur ? Parce que nous avons oublié que la narration est une technique.

Rompre avec le mythe de l’inspiration divine

En France, l’enseignement a longtemps privilégié la beauté du style et l’analyse de texte au détriment de la fabrique du récit. On nous a vendu la figure romantique de l’écrivain maudit, frappé par la grâce, écrivant d’un seul jet sous le coup de l’inspiration.

Or, les histoires ne jaillissent pas par miracle. Comme le rappelle l’ouvrage, l’écriture est avant tout une affaire de structure, de psychologie et de travail acharné :

« La narration, comme tous les beaux-arts (l’architecture, la musique, la peinture, la sculpture, la poésie, le théâtre, et aujourd’hui le cinéma), demande un apprentissage rigoureux et méthodique des règles de composition et de l’héritage des grands narrateurs. […] Développer son esprit critique, désirer inventer ce qui n’existe pas, créer sans rien devoir à personne est une aspiration… grandiloquente. »

Extrait du manuscrit de Mont Oriol de Guy de Maupassant


L’ambition de
Comment écrire une bonne histoire est de remettre les mains dans le cambouis. D’importer en France les méthodes du creative writing anglo-saxon et d’enseigner ce que l’on nomme la « rétro-ingénierie ».

De Maupassant à One Piece : la mécanique cachée des succès

Pour comprendre comment fonctionne une montre, il faut la démonter. Pour comprendre une histoire, c’est la même chose.

Le livre nous invite à disséquer les œuvres qui nous fascinent pour en extraire le moteur caché. Et ce moteur obéit aux mêmes règles, que vous lisiez un classique du XIXe siècle ou le dernier manga à succès. C’est l’une des forces de ce manuel : abolir les frontières entre la littérature blanche et la pop culture.

L’ouvrage démontre ainsi que le naturalisme d’Une vie de Maupassant, l’univers technologique d’Avatar de James Cameron, ou l’épopée flamboyante de One Piece d’Eiichirō Oda reposent sur les mêmes fondations artisanales :

  • La matrice psychique du personnage : Quel est son besoin profond, sa faille, son système de défense ?
  • Le débat moral : Comment le conflit va-t-il obliger le héros à se remettre en question pour grandir ?
  • Le Worldbuilding (l’univers narratif) : Comment les lois, les ressources et les injustices d’un monde forcent-elles les personnages à agir ?


Un manuel pour passer (enfin) à la pratique

Loin des essais théoriques abscons, Comment écrire une bonne histoire est conçu comme une boîte à outils, fruit d’une décennie de pédagogie au sein de l’école lyonnaise Les Artisans de la Fiction.
Étape par étape, le lecteur est invité à décomposer ses récits préférés, à identifier les tropes (ces motifs narratifs récurrents) de son genre de prédilection, et à structurer ses propres scènes.

« L’idée d’ouvrir le frigo, les placards et de prendre ce qui nous tombe sous la main, sans savoir ce que l’on fait ne vous conduira à rien du tout. Tandis que partir d’une recette, d’un plat, que vous appréciez va vous permettre de rendre comestible votre première histoire. […] On ne devient pas architecte, musicien, cuisinier ou narrateur du jour au lendemain. »

Première page du scénario d’Avatar


Que vous souhaitiez écrire le prochain grand roman de fantasy, structurer un scénario de bande dessinée, ou simplement utiliser le
storytelling de manière éthique et captivante dans votre vie professionnelle, ce livre vous fournira les fondations nécessaires.

Il ne vous promet pas le génie instantané. Il vous promet quelque chose de bien plus solide : le savoir-faire.

📚 Comment écrire une bonne histoire sera disponible en librairie la semaine prochaine. Préparez vos carnets, l’artisanat commence ici.

Si vous voulez vous former à l’écriture, nous vous recommandons nos formations suivantes :




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