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Le métier d’autrice professionnelle – Cyrielle


Être autrice professionnelle, c’est travailler chaque jour avec méthode, rigueur et lucidité.

Être autrice professionnelle, ce n’est pas attendre l’inspiration dans une mansarde romantique. C’est travailler. Construire. Réécrire. Collaborer. Douter. Et recommencer.

À travers le parcours de Cyrielle, illustratrice et autrice depuis vingt ans, se dessine une vérité exigeante et profondément optimiste : l’écriture n’est pas un don tombé du ciel, c’est une pratique artisanale qui s’apprend, se travaille et se polit.

De la vocation au métier

Cyrielle commence par le dessin à neuf ans. Très tôt, une intuition : faire rêver.

« J’ai commencé. J’avais neuf, dix ans… Je pense que c’est l’envie de faire rêver. »

Ce qui pourrait sembler naïf est en réalité une posture artistique forte : vouloir transmettre, émouvoir, déplacer. Vingt ans plus tard, ce désir n’a pas disparu — il s’est professionnalisé.

Être autrice professionnelle signifie vivre de son art. Cela implique
– des contrats
– des délais
– des collaborations
– une rigueur quotidienne

Le rêve devient responsabilité.

Une histoire commence par un personnage

Chez Cyrielle, tout part d’un personnage.

« En règle générale, ça part toujours d’un personnage. »

L’autrice ne part pas d’un concept abstrait, ni d’un message, ni d’un thème. Elle part d’une figure incarnée. Une présence.

Puis vient la construction.

« J’ai besoin de construire mon récit et de savoir d’où je pars et où je vais. »

L’écriture professionnelle n’est pas improvisation permanente. Elle suppose
– une architecture
– des moments clés
– un climax
– une trajectoire

Nous sommes ici dans une dramaturgie consciente.

La réécriture : le cœur du métier

Cyrielle le dit sans détour :

« C’est la plus grosse partie de mon travail. »

La réécriture n’est pas une étape secondaire. C’est le métier.

Elle construit une base, puis revient, affine, corrige, restructure. Comme en illustration, elle part d’une forme générale pour entrer dans le détail.

« C’est à la fois le plus difficile, mais… le plus savoureux. »

L’écriture professionnelle ne consiste pas à produire vite. Elle consiste à améliorer ce qui existe.

Le dialogue avec l’éditeur

Être autrice professionnelle, c’est travailler avec des éditeurs.

« L’éditeur a toujours un droit de regard… »

Certains accompagnent étroitement. D’autres laissent davantage de liberté. Chaque collaboration est différente.

Le livre est un objet collectif. Même lorsqu’il porte un nom sur la couverture.

Se former : sortir du mythe de l’illumination

Cyrielle a étudié en école d’art, puis appris sur le terrain. Mais elle précise un moment charnière :

« Il y a des techniques, il y a des méthodes… ce n’est pas simplement un artiste qui a une illumination. »

La narration s’apprend. Elle se structure. Elle se travaille.

Elle évoque plusieurs années de formation complémentaires qui lui ont permis de comprendre qu’un récit se construit.

Le professionnalisme, c’est accepter d’apprendre.

Le quotidien concret d’une autrice

Dans la réalité, son travail consiste à
– se lever
– aller dans son bureau
– travailler sur des commandes
– collaborer avec des maisons d’édition
– effectuer des recherches
– produire des illustrations
– parfois développer ses propres projets

Un projet peut durer deux semaines.
Un autre, deux ans.

Le point commun reste la discipline.

Écriture et illustration : deux mécaniques différentes

« Ça n’a rien à voir. »

L’image doit se suffire à elle-même.
Le texte doit choisir ses mots avec précision.

L’illustration peut être plus immédiate.
L’écriture exige retours et restructurations.

La narration n’est pas simplement « raconter », mais orchestrer des signes — visuels ou verbaux.

Raconter : un acte fondamental

« Je pense que c’est fondamental pour la construction de soi… et d’une société. »

Les histoires
– transmettent des valeurs
– témoignent d’une époque
– construisent une culture

L’autrice ne parle pas de divertissement superficiel, mais de transmission.

Le conseil aux débutants : faire

« Notre pire ennemi, c’est nous. »

Et plus loin :

« Même si vous ne terminez pas, ça n’a pas servi à rien. »

Le métier d’autrice commence par l’action. Écrire. Construire. Revenir dessus.

IA : menace ou outil ?

Elle affirme :

« L’humain est fondamentalement créateur. »

L’IA peut devenir un outil.
Mais elle ne remplace pas le désir de créer.

Le Zeitgeist : de la magie et du positif

« J’ai besoin que ça finisse de manière positive. »

Elle plaide pour
– de la magie
– de l’imaginaire
– du baume au cœur

L’évasion n’est pas un abandon. C’est une respiration.

Un métier d’artisan

Le métier d’autrice professionnelle révèle plusieurs vérités essentielles :

– Le talent ne suffit pas
– La construction est indispensable
– La réécriture est centrale
– La formation est décisive
– La collaboration est constante
– Le plaisir doit demeurer
– L’humain reste irremplaçable

Être autrice professionnelle, ce n’est pas « avoir des idées ».

C’est apprendre à les transformer en œuvres solides, partageables, transmissibles.

C’est faire rêver — mais avec méthode.

 

Si vous voulez vous formez à l’écriture, nous vous recommandons nos formations suivantes :





 

 

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