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FIERS DE NOS ÉLÈVES : Premier roman publié !

Par : Lionel Tran

Patrick Borreda et  Mélanie Bouthillier ont tous les deux suivi la 1ère année de l’Artisanat de l’écriture ensemble aux Artisans de la Fiction en 2017. Depuis, ils sont restés en contact. Et lorsque Patrick a eu besoin de recul sur son premier roman, « L’intruse » il a fait appel à Mélanie. Ce 1er roman vient d’être publié. Ils répondent à nos questions concernant le travail d’écriture de ce premier roman.


Patrick Borreda, votre 1er roman « l’intruse » vient d’être publié, comment avez-vous travaillé sur ce livre ?
Patrick Borreda : A l’origine, l’idée première de l’histoire (incursion dans le passé d’une famille en 1937) je l’ai écrite pour un court métrage (vidéo de 6mn). J’ai par la suite développé le sujet pour en faire un roman. L’histoire tenait debout, l’intrigue était bonne, la structure narrative bien présente. Malgré tout, je ressentais des manques (de la profondeur) sans être en mesure de clairement pouvoir en définir la nature. 

Pensez-vous qu’il soit important de préparer l’écriture en amont (construction de personnage, de la structure narrative, de l’univers de l’histoire) ?

Aujourd’hui, je ne peux dénigrer le fait qu’un bon livre demande en amont un important et indispensable travail. J’ai expérimenté le sujet lors de la restructuration de mon roman et je me suis vite rendu compte de l’ampleur de la tâche. Plusieurs stages effectués aux « Artisans de la fiction » m’ont fait prendre conscience du travail à prendre en compte en amont de l’écriture.

Un petit détail, qui à mes yeux a son importance. Dans le cadre de mon prochain roman, je me suis déplacé à Nice afin de m’imprégner du lieu où se situe l’action. J’ai pu contacter l’environnement, l’ambiance, le climat, les couleurs, les gens, leurs habitudes, les bruits, les odeurs. Tout ce qui fait l’intérêt de l’histoire.

Vous êtes-vous fait relire ? A quel moment ? Pourquoi ?
Accompagné de Mélanie Bouthillier avec qui j’ai participé à des stages d’écriture aux « Artisans de la fiction », nous avons collaboré pour restructurer l’histoire en prenant en compte nos compétences respectives et les acquis de notre récente formation.

Avez-vous beaucoup réécrit ?
Beaucoup n’est pas forcément le mot juste, je dirais plutôt que nous avons pallié au manque de structure : la construction des personnages, leurs désirs, leurs faiblesses ainsi qu’au tissage des scènes. 

Depuis combien de temps écrivez-vous ?
J’écris régulièrement depuis, quatre ans, cinq ans. Mais le plaisir d’écrire est bien plus présent depuis que je maîtrise les fondamentaux.

Est-ce que la formation que vous avez suivie aux Artisans vous a aidé ? Sur quels points ?

La formation enseignée aux Artisans m’a aidé à comprendre et acquérir les règles qui régissent l’écriture d’un roman. Les exercices proposés tout au long de la session permettent, en autre, de se familiariser avec les exigences du travail d’auteur et de mieux les assimiler. Aujourd’hui je suis à même de décrypter l’écriture d’un roman et j’apprécie d’autant plus un livre bien écrit et bien construit.

L’écriture est considérée comme une pratique solitaire, or vous avez choisi de travailler à 4 mains, pourquoi ?
Patrick : Travailler à quatre mains est intéressant quand nos compétences sont complémentaires. Mon imagination débordante est rarement mise en défaut, Mélanie est une aide précieuse pour structurer notre travail, apporter sa sensibilité féminine et jouer de sa plume.

Mélanie :
Pour autant, mes deux mains ne sont pas celles de l’auteur. Ma place aura été de soutenir l’œuvre sans vouloir changer le style, ni influencer l’imaginaire ou le projet de Patrick. Mon œil et mes mains n’ont fait qu’interroger les personnages, leurs émotions, leur psychologie et les actions dans lesquels ils sont impliqués à l’aune des techniques narratives travaillées avec les Artisans de la Fiction, mes nombreuses lectures et ma propre sensibilité. Cette place propose un regard décalé pour l’auteur, et en parallèle, bien que paradoxalement, ose une plongée plus profonde pour aller au-delà de l’écriture de la vie des personnages, une histoire. Pour moi, c’est une situation très singulière d’accompagnement et de respect de l’auteur, de sa personne et de son écriture, un bel équilibre à peaufiner en permanence.

Comment vous y êtes-vous pris pour trouver un éditeur ?
Initialement, j’ai recherché quel éditeur correspondait le plus à mon genre de roman. J’ai éliminé les maisons d’éditions à compte d’auteur, j’ai laissé de côté Gallimard, Acte Sud et Albin Michel…(restons modestes) et j’ai envoyé mes écrits à six éditeurs.

Votre éditeur vous a-t-il fait retravailler le livre ?
Deux maisons d’éditions ont répondu favorablement à mon courrier, une d’entres elles me demandait d’apporter quelques modifications. Celle que j’ai choisi a exigé à 6 reprises (BAT) que je lise mes écrits à voix haute. Cette façon de procéder qui m’était inconnue fut très utile pour mieux déceler les fautes d’orthographe et mieux appréhender le texte. Ce fut une sacrée expérience.

Travaillez-vous sur un autre projet ?
Je travaille effectivement sur un autre projet que je commence à bien maîtriser. Le travail de préparation est bouclé et je suis à fond dans celui d’écriture du premier jet. 

Un conseil d’écriture pour ceux et celles qui se lancent dans l’écriture de leur premier roman ?
Écrire un premier roman, pourquoi pas !
Certains auront plus ou moins de facilité d’écrire, d’imaginer, possèderont un style plus ou moins élaboré. Pour ma part, je reste sur l’idée qu’écrire une histoire ne s’improvise pas.
L’écriture exige le respect de règles qui sont primordiales et inéluctables.
Aussi, je ne saurai que trop recommander à qui veut se lancer dans l’écriture d’un premier roman de se former à l’écriture.
A ce propos, j’ai expérimenté plusieurs ateliers d’écriture où l’on privilégie les belles phrases. J’ai aussi participé à des « master-class » proposés par des auteurs qui vous font miroiter de devenir un auteur et dont le contenu reste assez théorique et succinct. J’ai également lu des livres couvrant le sujet. C’est intéressant, mais exigeant et assez théorique.

Je ne saurai trop recommander les « Artisans de la fiction » qui m’ont ouvert les yeux sur le monde de l’écriture.


 

En savoir plus sur le 1er roman de Patrick Borreda : L’intruse

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