Adresse : 10 rue du chariot d’or, 69004 Lyon
Mail : contact@artisansdelafiction.com
Tél. : 04.78.29.82.07

 

Permanences téléphoniques et accueil :
les mercredis de 14h à 18h (hors vacances scolaires)

Nous suivre sur les réseaux
S’inscrire à notre newsletter

Portes ouvertes aux Artisans de la Fiction — samedi 26 septembre, 17h30-19h30

Il y a une peur que nous entendons presque à chaque rentrée, et elle mérite mieux qu’une réponse commerciale : celle de perdre quelque chose. On a envie d’écrire, on sent qu’il faudrait apprendre, et on redoute que l’apprentissage ne vienne éteindre ce qui donnait envie. Le samedi 26 septembre, de 17h30 à 19h30, nous ouvrons nos portes rue du Chariot d’Or pour que vous puissiez poser la question à ceux qui sont passés par là — nos élèves, nos formateurs. Il y aura des dédicaces, l’annonce des lauréats de notre concours de nouvelles, et surtout du temps pour parler. Entrée libre.

La peur dont personne ne parle

« J’ai peur que ça m’ôte quelque chose. »

C’est la phrase, sous une forme ou une autre, que nous entendons le plus souvent de la part de ceux qui hésitent à franchir la porte. Elle n’est pas ridicule, et nous ne la balayons jamais. Elle repose sur une idée profondément installée : l’écriture serait une affaire de souffle, de don, d’inspiration — et la technique, une grille qu’on poserait par-dessus, au risque de l’étouffer.

Si c’était vrai, nous aurions fermé depuis longtemps.

Ce que nous observons depuis 2014 est très exactement l’inverse, et le plus simple est de laisser la parole à ceux qui l’ont vécu. Anne Pitteloud, ancienne élève dont le premier roman paraît cette rentrée, le formule sans détour : apprendre les structures dramaturgiques, dit-elle, « augmente le plaisir de l’écriture ». Elle décrit la rédaction de son roman comme portée par « une forme de grâce, presque » — non pas malgré la préparation, mais grâce à elle.

Laurent Queyssi, traducteur de William Gibson, que nous avons interrogé récemment, dit la même chose autrement : il ne faut pas trop réfléchir à l’écriture pendant qu’on écrit ; il faut y réfléchir avant, et après. La technique n’est pas un carcan qu’on porte au moment d’écrire. C’est ce qu’on a travaillé en amont pour pouvoir, le moment venu, ne plus y penser.

Voilà, en une phrase, ce que nous serions heureux de vous montrer le 26 septembre plutôt que de vous l’écrire.

Ce qui se passera ce soir-là

Vous pourrez parler à nos élèves. C’est le cœur de la soirée, et de loin ce qu’il y a de plus utile. Ce sont eux qui répondront le mieux à la question de la méthode — parce qu’ils l’ont eue, cette peur, et qu’ils peuvent vous dire ce qu’elle est devenue. Certains commencent tout juste ; d’autres sont en troisième année et travaillent sur un manuscrit. Posez-leur les questions que vous n’oseriez pas nous poser à nous.

Vous rencontrerez l’équipe pédagogique. Nous vous expliquerons comment fonctionne un cycle, à quel rythme, ce qu’on y travaille, ce qu’on n’y travaille pas. Et nous vous dirons aussi, le cas échéant, si ce n’est pas fait pour vous : cela nous arrive, et c’est un service qu’on se rend mutuellement.

Il y aura des dédicaces. Trois auteurs de la maison signeront leurs livres :

  • Julie Fuster, formatrice, pour La femme coupée en deux (Le Quartanier) — un roman de filiation qui bascule, dans son dernier mouvement, vers un suspense psychologique presque paranoïaque, de Lyon à Bristol.
  • Amoreena Winkler, formatrice, pour Purulence (ego comme X) — récit devenu une référence, dont l’autrice a été interviewée ces derniers mois par plusieurs médias français et étrangers.
  • Lionel Tran, notre directeur, pour Comment écrire une bonne histoire (Nouveau Monde éditions) — onze années d’enseignement et des centaines de manuels de dramaturgie condensés en un volume.

Nous dévoilerons les lauréats du concours de nouvelles 2025-2026. Soixante-quinze textes ont concouru cette année, tous écrits par des élèves de l’école. Soixante-quinze nouvelles achevées, ce qui est déjà en soi le résultat le plus parlant que nous puissions présenter : le plus difficile, dans l’écriture, n’est pas de commencer. C’est de finir. Les lauréats seront annoncés en fin de soirée.
La rentrée des Artisans

Le calendrier fait bien les choses : cette soirée tombe au milieu d’une rentrée littéraire chargée pour la maison.

Anne Pitteloud, ancienne élève qui a suivi le cycle L’Artisanat de l’écriture, publie Fille de aux éditions Finitude. Son premier roman — l’histoire d’une femme qui, pour ne pas briser le cœur de sa mère aveugle, fait passer son propre manuscrit pour l’œuvre posthume de son père écrivain, et se retrouve prisonnière du succès de ce mensonge. Le livre figure dans les sélections du Prix du Roman Fnac 2026, du Prix Envoyé par La Poste et du Prix de la Ville de Lausanne.

Frédérick Houdaer, formateur, publie Samira, roman écrit à quatre mains avec Judith Wiart (Kubik éditions). France, 2014 : une mère élève seule ses enfants dans une cité ; l’un de ses fils a disparu en Syrie. Un livre qui refuse toutes les cases que son sujet lui tendait, et qui parle d’une voix inventée à deux — ce que Frédérick Houdaer appelle « une troisième voix ».

Ces livres ne sont pas des arguments de vente. Ils sont simplement ce que nous avons de plus concret à montrer, et leurs auteurs seront mieux placés que nous pour vous en parler.

En pratique

Samedi 26 septembre 2026, de 17h30 à 19h30 Les Artisans de la Fiction — 10 rue du Chariot d’Or, Lyon 4e Entrée libre, sans inscription

Venez avec vos questions, y compris les plus terre-à-terre : combien de temps, combien ça coûte, est-ce qu’il faut avoir déjà écrit, est-ce qu’on lit son texte devant les autres, est-ce qu’on peut arrêter. Nous y répondrons toutes.

Et si vous n’en avez qu’une seule, celle-ci fera très bien l’affaire : est-ce que ça enlève le plaisir ?

 

Si vous désirez vous former à l’écriture et à la narration, nous vous recommandons les formations suivantes.

 

Articles similaires

Aller à la barre d’outils